Église Saint-Aignan-Sainte-Clothilde
L’église Saint-Aignan-Sainte-Clothilde de Calleville fut fondée au XIe siècle en Normandie par les seigneurs d'Harcourt. Construite en silex avec des contreforts en pierre, elle était dédiée, à l'origine, à saint Aignan. Au XVIIe siècle, l’église subit des transformations et se place sous le patronage de sainte Clotilde.
L'église orientée sur un plan en croix latine présente une façade principale à mur pignon s'élevant sur quatre niveaux.
A propos de ce bâtiment
L’église Saint-Aignan-Sainte-Clothilde de Calleville fut fondée au XIe siècle en Normandie, dans la vallée de la Risle, par les seigneurs d'Harcourt. Construite en silex avec des contreforts en pierre, elle était dédiée, à l'origine, à Saint Aignan ou Saint Agnan (évêque d'Orléans). Au XVIIe siècle, l’église subit des transformations. C’est à cette époque, que le curé, probablement influencé par la recrudescence du culte de sainte Clotilde en Normandie ( suite au retour de ses ossements aux Andelys, dans l'abbaye que la première Reine de France avait créée dans cette ville), décida de prendre celle-ci comme protectrice. L'église orientée sur un plan en croix latine, est composée d'une nef rectangulaire (XVIIe s.) prolongée par un chœur (XIVe s.) profond à chevet plat et encadrée de deux édifices au nord et au sud. La façade principale à mur pignon s'élève sur quatre niveaux. Au premier niveau, se trouve le porche peu profond, précédé par trois marches en pierre qui présente une toiture en bulbe. Au-dessus du portail, on peut voir une baie étroite en arc brisé. Au niveau supérieur du pignon, figurent les armoiries des seigneurs d'Harcourt. Sur le faîte de la toiture, une petite croix surplombe l'ensemble. L’édifice, surmonté dans sa partie ouest d'un cloché charpenté, présente un transept saillant (faux-transept). Ce monument renferme un très beau maître-autel et un retable d'époque Louis XIV, un statuaire en bois sculpté (XVIe s.), un moulage en plâtre polychrome (XIXe s.), des bannières de charité, un aigle-lutrin (XVIIe siècle) ainsi que des vitraux du XIXe siècle réalisés par l'atelier de verriers d'Évreux Duhamel-Marette. Une litre funéraire fait le tour du chœur. Il y a encore peu de temps, des pèlerins venaient vénérer dans l’église, sainte Apolline pour ceux qui souffraient de maux de dents, ou saint Hélier, pour guérir la cécité ou le rachitisme des enfants.